CREEPIE EDITO

Mercredi 22 octobre 1987,

Dans les murs chargés d’histoire de la Prison Saint-Paul, résonne encore les hurlements sourds des exécutions du passé… En ce soir pluvieux d’octobre, l’épouse d’un condamné rend visite à son mari. À son arrivée, elle fut surprise du remue-ménage dans le hall. D’après un vétéran de la prison, le soldat Kudjatt ne serait plus dans sa cellule. Madame se fit escorter jusqu’à la cellule de son mari, qui était tout aussi vide… L’alarme retentit alors et tous les gardes s’affolèrent aux miradors. Dans cette panique, madame se fit bousculer et tomba entre le premier et le deuxième étage… Blessée, elle appela à l’aide, mais en vain… Seule et prise de panique, elle hurlait au désespoir.

Pan Pan… Pan ! Trois coups de feu résonnèrent dans la prison, une silhouette apparut au-dessus de la femme. « Les visites me sont interdites, vous ne devez pas être ici, on ne peut mettre les pieds partout à Saint-Paul ».

L’orage se faisait entendre, le calme était revenu dans l’enceinte des bâtiments, seul un bruit régulier de gouttes s’écrasant sur le sol se faisait entendre. Les soldats virent une ombre dans une salle, une salle bien particulière, une salle au passé macabre, une salle censée être condamnée. Ils y découvrirent deux corps, gisants, pendus à des crochets, le sang encore chaud. Sur les murs, écrit en lettres de sang, on pouvait lire « On ne sort pas de Saint-Paul comme on y est entré ».

L’histoire raconte, qu’aujourd’hui encore, on peut entendre les tourments de ce couple lorsque l’on se déplace dans l’ancienne prison, ils seraient à la recherche du repos. Malheureusement pour eux, le soldat Kudjatt n’a jamais été retrouvé…

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