Top des duels politiques Français

Top des duels politiques Français

1. Clash Mitterrand – Chirac

On commence ce Top avec un jeune Jacques Chirac aux volontés un peu trop indépendantistes pendant le débat télévisé de 1988, qui se fait moucher gentiment mais sûrement par le président-candidat qui n’a pas l’intention de laisser un jeune loup lui prendre son poste.

« Ce soir, je ne suis pas le premier ministre, et vous n’êtes pas le président de la république, nous sommes deux candidats à égalité et qui se soumettent au jugement des français, seul qui compte. Vous me permettrez donc de vous appeler M. Mitterrand»

« Mais vous avez tout à fait raison M. le premier ministre. »

2. Cohn-Bendit n’aime pas être interrompu

En deuxième place on trouve un Cohn-Bendit un peu remonté juste avant l’élection de Martin Schulz au poste de président du conseil européen, en remplacement de José Manuel Barroso.

« Mais je sais pas pourquoi tu t’énerves Martin, tu n’es pas encore président ! Du calme camarade ! — il faut m’enlever 30 secondes par martin Schultz hein? »

Et plus tard dans la même tirade

« Qu’on prenne enfin conscience de la réalité dans le monde, la réalité c’est que l’Europe n’est pas à la hauteur de la crise économique — TA GUEULE — de la crise écologique, et de la crise financière, y’en a assez ! »

Morale : quand Cohn Bendit parle, mieux vaut attendre qu’il ait fini pour le contredire.

3. Cohn-Bendit recadre Le Pen au parlement européen

Jean-Marie Le Pen est mal a l’aise après s’être fait recadré par Daniel Cohn-Bendit. Celui-ci n’a en effet pas apprécié les propos tenus à la suite de la fusillade de l’île d’Utoya en Norvège.

« Le problème qui a eu lieu en Norvège n’est pas le massacre mais la naïveté du gouvernement norvégien, qui accepte la société multiculturelle »

Daniel Cohn Bendit donc, s’est fait applaudir : « Il faut que le parlement dise que M. Le Pen est une honte ! ».

« J’ai été mis en cause par le pédophile ! Le pédophile Cohn-Bendit ! »

On retrouve la technique de Le Pen père, on ne dément pas, on se dépatouille avec des faits plus ou moins vérifiables et on attaque l’attaquant. Pédophile, terroriste.

Il s’énerve, s’emmêle, et se fait huer par ses collègues pendant que ceux-ci quittent la séance, mi-amusés, mi-écoeurés.

3. Hollande-Juppé : Match Nul

Juppé se mord les doigts d’avoir voulu revenir sur un point précédemment abordé et se fait gentiment ridiculiser par Hollande.

« Je l’ai évoqué plusieurs fois dans l’emission, mais vous n’étiez peut-être pas attentif, y’a des fois on a l’oreille un peu sélective »

« Oui ou peut-être que vous parlez un peu vite »

« J’en suis désolé je parlerai plus lentement pour vous »

Heureusement pour le favoris de la droite pour 2017, Hollande se fait rattraper par une remarque de Juppé sur l’arrogance :

«En matière d’arrogance, je pense que chacun a à faire son examen de conscience »

« Oh moi je l’ai fait depuis longtemps »

« …Moi je ne suis pas guéri peut-être, mais vous vous avez des rechutes possibles ».

1 point partout.

4. Entre Mélenchon et Le Pen, c’est Coppé qui s’y perd !

Quand les élections arrivent, les lignes deviennent floues. C’est une technique bien connue du PS et de l’UMP que de reprendre des thèmes des partis d’extrême gauche et d’extrême droite pour séduire des électeurs et vider de sens les programmes politiques rivaux. Mais ça peut aussi mal tourner.

Le thème de l’immigration est un sujet risqué et c’est en parlant d’aide médicale d’Etat que JF Copé perd toute crédibilité : en lançant une idée utilisée depuis déjà longtemps par l’extrême droite, ce qui provoque l’hilarité de Le Pen fille.

Et lorsque Mélenchon s’y met également, Copé perd totalement pied et son message devient inaudible.

5. Spectacle politique

L’émission DPDA, pendant les débats du premier tour de l’élection présidentielle de 2012, nous a offert un spectacle politique aussi stérile que drôle, en opposant un Jean-Luc Mélenchon au top de sa forme à une Marine Le Pen qui a, il faut le dire, peur de débattre contre lui. Après avoir passé 10 minutes à expliquer à « Monsieur Pujadas » que ce débat manquait de sens et qu’elle ne voulait pas débattre avec Monsieur Mélenchon, on en arrive au moment le plus drôle de la séquence :

« Le 18 Janvier lors d’un point presse à Metz, vous m’avez traitée de semi-démente »

et Mélenchon de répondre du tac-au-tac, provoquant l’hilarité générale :

« Ca vous en laisse une bonne moitié ».

S’en suivent quelques secondes de gène et d’inaudibilité pour la candidate Frontiste.

6. Quand Guaino perd son calme

Henri Guaino s’excite pour un rien et perd pied face à Jérôme Guedj, le très médiatisé député PS de la 6ème circonscription de l’Essonne.

« J’espère que vous n’allez pas vous énerver si je vous parle de ce débat indigne sur l’identité nationale »

« Si vous répétez le mot indigne on va arrêter le débat »

« le débat était indigne »

« Bien, c’est vous qui êtes indigne ! Indigne ! »

« Oh non, ne vous énervez pas encore »

7. Ecologiste VS Frontiste : débat sur la peine de mort

Cécile Duflot, pourtant très bien lancée face à Marine Le Pen lors d’un débat à propos de la peine de mort, se fait stopper net.

« Ce sont mes opinions mais vous considérez que je n’ai pas le droit de les exprimer, que la démocratie s’arrête si on n’est pas d’accord avec vous »

Cecile Duflot parle de plus en plus vite et perd ses mots face au ton calme d’une Marine Le Pen détendue.

On n’aime pas trop dire ça, mais ça fait 1 point pour Marine Le Pen.

8. Le Pen au Tapie

Quand Bernard Tapie surprend Jean-Marie Le Pen en plein paradoxe intellectuel, ca chauffe entre l’« Avocat de la bande des 4 » et l’autoproclamé « Avocat du peuple Français ».

« Ne parlez pas comme ça Monsieur Tapie, il vous en cuirait ! »
« Parce que vous avez vos gardes du corps ?  »
« Non! Moi, moi ! »
« Ahaha le rigolo! Enfin, regardez-vous ! »

Comme vous l’avez compris, c’est un moment politique inutile mais un spectacle télévisé supplémentaire.

Bonus :

« Je voudrais leur dire qu’on a reçu le coup de pied au derrière, mais que c’est pas parce que vous voulez renverser la table que vous descendez de la voiture dont vous vous abstenez de choisir le chauffeur. »

Il y a des moments ou Nicolas Sarkozy est très doué pour imager ses propos… Et d’autres beaucoup moins.

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