Pénurie de places : un « contre-WEI » organisé au Parc de la Tête d’Or

Pénurie de places de WEI : les étudiants partagés entre déception et colère

L’atmosphère est tendue ce vendredi matin, sur le Campus St-Paul de l’Université Catholique de Lyon. Les étudiants du BDE ont organisé un « WEI », ou week-end d’intégration, destiné à développer la promiscuité et propager les MST entre les étudiants de la Business School.

Ce week-end festif comprend de nombreuses activités et soirées dansantes, auxquelles les étudiants s’adonnent dans la joie, la volupté et la bonne humeur.

Seul problème, le nombre de places est inférieur au nombre d’étudiants, et cette disproportion ne fait pas que des heureux. En effet, une fois la billetterie en ligne écoulée, les places s’arrachent à prix d’or.

« J’ai enfin réussi à avoir une place, j’ai dû poncer pas mal de rondins pour ça, mais bon j’ai l’habitude ahah », nous confie Léa, euphorique.

Pour certains, la déception laisse place à la résignation. « En soi c’est pas vraiment un problème de pas avoir de place, on se met déjà une murge chaque week-end toute l’année, mais bon c’est vrai que si on ne peut pas saccager de camping, le plaisir n’est plus vraiment là », regrette Paul, étudiant en 4A.

« J’ai enfin réussi à avoir une place, j’ai dû poncer pas mal de rondins pour ça, mais bon j’ai l’habitude ahah »

Léa, étudiante

Pour d’autres, seule la colère semble appropriée face à ce qu’ils considèrent comme une injustice : « Mon père entendra parler de cette affaire », déclare Jean-Foucault, indigné.

Enfin, d’autres encore choisissent de s’organiser pour protester. Une poignée d’étudiants ont pris la décision de monter un « shadow BDE », ou BDE de l’ombre, et de semer le chaos au Parc de la Tête d’Or en lançant ce qu’ils appellent un « contre-WEI ». Une initiative controversée, « faite avant tout pour faire prendre conscience des conditions déplorables auxquelles nos camarades étudiants doivent faire face au quotidien », d’après Mathias, étudiant en 2e année à l’origine du projet.

« Si on ne peut pas saccager de camping, le plaisir n’est plus vraiment là »

Paul, étudiant

« Les évolutions des dernières années ont conduit à un net recul des libertés au sein de notre établissement. Le corps professoral force les étudiants à travailler sous peine de sanctions, c’est inadmissible. Je m’avoue inquiet pour l’avenir : si les étudiants passent plus de temps à travailler qu’à boire, l’impact à long terme serait déplorable et pourrait entraîner une progression de l’école dans les classements. C’est intolérable. »

Mathias, Président du BDE clandestin « Les Chouettes Vengeuses »

Mathias, autoproclamé président du shadow BDE baptisé « Les Chouettes Vengeuses » (LCV), n’entend pas s’en arrêter là, et compte déjà organiser différents événements clandestins tout au long de l’année : « Dites adieu au pouvoir du pull, voilà qu’arrive le pouvoir de la cagoule ! » s’exclame-t-il, avant d’imiter le cri du hibou.

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